Ce projet de Rebooteux est un projet professionnel de longue haleine, démarré voilà quatre ans lors de mon retour dans mes terres périgourdines, avec pour projet de contribuer à l'amélioration des conditions de vie en milieu rural. Après plusieurs années d'expériences variées mais toujours connectées au développement du territoire, je fais le choix de me consacrer à temps plein à ce projet entrepreneurial, en m'appuyant sur des principes bien établis.

Multidisciplinarité

Difficile de se payer à chaque projet un cabinet de consultants regroupant une ribambelle d'experts dans leur domaine? Passez donc voir le Rebooteux! Parfois, un touche-à-tout a bien assez d'outils pour résoudre votre problématique, et sera capable d'un diagnostic à plusieurs entrées tout seul.

Ancré sur le territoire

Originaire du terroir et y vivant pleinement aujourd'hui, je mets un point d'honneur à me fondre au décor et à rencontrer les acteurs du terrain. Je connais les codes de l'administration et ne brusquerai pas des pratiques bien ancrées sans accord préalable des parties prenantes.

Libre et Open Source

Vos données vous appartiennent, et vous devez en restez maîtres. Là où beaucoup ne donnent qu'un format imprimable et non modifiable de leur travail sur votre territoire, je mets un point d'honneur à vous rendre les données traitées dans un format exploitable et à vous expliquer comment le faire, pour ne pas avoir à passer à la caisse pour chaque modification mineure.

Perspectives 2019-2020 : pour un partenariat public-commun

Mon horizon est déjà clair sur l’objectif de ce projet entrepreneurial : bousculer les modèles traditionnels d’accompagnement des acteurs du monde rural, en changeant les formes de coopération entre collectivités rurales et entrepreneurs.

Je vis de l’intérieur l’évolution des collectivités territoriales en tant qu’élu municipal, et ancien correspondant de presse. Celles-ci ont tendance à se complexifier avec les transferts toujours plus conséquents de compétences vers les communautés de communes et leur élargissement géographique. Et le premier réflexe face à un état d’ignorance et de changement est de chercher des techniciens. Techniciens venant quasi-systématiquement de métropole,  faisant payer cher leur service sous prétexte d’une expertise rare alors que leur mode de vie est le premier facteur, et qui n’ont aucune démarche véritablement public à mon sens.

Soyons honnête : à chaque nouveau gros dossier obligatoire pour les collectivités (SCOT, PLUI…), on crée une nouvelle vache à lait pour des cabinets de consultants. Ces derniers apprennent au fur et à mesure de leurs prestations, mais ils ne redistribuent certainement pas ce bénéfice d’expérience. Ainsi, la deuxième collectivité cliente paiera un prix similaire à la première, alors que bon nombre d’automatismes et de copier-coller vont être réalisés entre ces deux étapes. Pourtant, dans les deux cas, c’est de l’argent public qui aura financé ces prestations. Ne devrait-il pas y avoir une capitalisation de cette connaissance au profit des collectivités ?

C’est là mon cheval de bataille. En devenant prestataire pour les collectivités rurales, mon premier souhait est de leur redonner ce qui me semble être un dû sous forme de connaissances libres. Il y a suffisamment de communes rurales à accompagner pour occuper des années de travail, encore faut-il réduire ce coût d’accès à l’accompagnement.

Je fais le pari qu’en documentant les différentes méthodes de projet et en les vulgarisant pour que les acteurs de terrain s’en emparent eux-mêmes, nous redonnerons un nouveau souffle au monde rural. Réaliser une carte, mettre à jour ses outils de gestion du cimetière, établir des démarches participatives pour réaliser des PLU ne doivent pas être l’apanage d’experts qui se cachent derrière un vocabulaire technicien pour justifier leurs salaires.

L’objectif à terme est donc de créer une plateforme de tutoriels, de wikis et autres outils collaboratifs pour permettre aux communes de réellement coopérer et partager ce qui n’a pas à être en compétition, ou emprisonné dans une logique commerciale : le savoir au service de l’intérêt général.

Décider de me faire travailler, outre me donner des moyens de subsistance, c’est soutenir une démarche visant à une meilleure autonomie des acteurs du monde rural. C’est croire qu’un renversement du rapport de force est possible entre les collectivités et les artisans de la connaissance administrative, en les obligeant à ouvrir leur boîte à outils construite grâce à de l’argent public.

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