site web douzillac

Fini le site municipal statique, bienvenue sur votre site communal vivant

L’arrivée du World Wide Web a créé un nouvel espace, que toute organisation s’est sentie obligée d’investir pour gagner une nouvelle visiblité. Nous avons ainsi vu naître une ribambelle de sites municipaux au tournant des années 2010, rivalisant d’esthétisme, mais souvent aux dépends de son dynamisme.

En effet, en embauchant des webmasters pointilleux et/ou désireux de répondre aux goûts des élus, la carcasse des sites est souvent vite devenue une coquille vide, du fait d’un manque d’ergonomie et de facilité à mettre la main dessus. Ajoutez à cela une gestion hiérarchique du site, un changement d’équipe municipal ou l’irrémédiable fatigue du rédacteur bénévole, et voilà que bien des informations deviennent obsolètes, voire contreproductives.

C’est à travers ce constat que démarrait ma réflexion en 2012, date à laquelle je décidai de contribuer à mon village à distance – du Québec – pour initier le premier cite communal du territoire, et non municipal. Je m’explique :

Un site avec tous les acteurs du village

S’il est devenu indispensable pour une municipalité de disposer d’un site internet pour permettre à ses citoyens d’accéder aux informations les plus basiques, rien ne l’oblige à se concevoir comme seul architecte. C’est avec cette idée que j’ai présenté l’idée d’un site communal à un maximum de membres actifs du territoire, à savoir la municipalité bien sûr, mais aussi les responsables d’association, les commerçants et artisans, les loueurs de gîtes, ou encore tout citoyen expert du territoire, à travers son histoire, sa faune, sa flore…

Dans cette organisation donc, pas de hiérarchie. C’est la multitude des sources d’information qui crée un site riche et vivant, dans des villages ruraux où les seules informations gérées par la mairie ne seraient pas suffisantes pour inviter chacun à revenir le visiter régulièrement.

Une interface intuitive, un contrôle a posteriori

Plutôt donc de bâtir un site de toute pièce, l’idée a rapidement été de passer par un CMS, une application facilitant la création et la rédaction d’un site internet. Moins de personnalisation donc, mais plus de facilité à écrire, organiser les pages et l’information…  WordPress s’est avéré être un choix plébiscité par sa simplicité. Après avoir choisi un patron gratuit, qui donne un cadre graphique et d’organisation des informations, nous avons pu nous concentrer sur la rédaction de contenus.

La grande question qui s’était alors posée était la suivante : quel contrôle du contenu? Le choix de départ, par pragmatisme, a été celui d’un contrôle a posteriori, c’est-à-dire après publication et grâce à l’oeil attentif des premiers lecteurs. Certains acteurs pouvaient alors être craintifs sur le fait que certains puissent utiliser cet espace d’expression pour de mauvaises raisons. Mais la force de l’expérience parle aujourd’hui pour justifier notre posture. Aucune bévue, et les quelques grossières fautes d’orthographe ont toujours pu être modifiées rapidement. Ainsi, l’intelligence collective prend le pas sur le casse-tête administratif qu’aurait induit un contrôle a priori.

Vers un réseau de sites communaux

Après 4 ans d’expérience, 368 articles et une mise à jour quasiment gratuite du format du site, le site affiche toujours de belles performances, avec en moyenne 2000 pages vues et 1000 visiteurs par mois, sans compter le reste de l’écosystème numérique, à savoir la page Facebook et les infolettres.

En décidant de proposer un tel service pour d’autres communes, tout en gardant l’ossature générale du site de Douzillac, l’objectif est simple : éviter de faire dépenser une fortune dans un site certes personnalisé aux goûts des décideurs, pour plutôt investir dans l’intégration d’un contenu de qualité et la formation de l’écosystème local.

Dès lors qu’un nombre plus importants de communes déciderait de partir d’un template partagé, tout en adaptant couleurs, logos, et contenus, c’est autant d’énergie consacré à l’élaboration de services toujours plus dynamiques et intégrés : création de calendriers de territoire, articles intercommunaux (la faune et la flore ne s’arrêtent pas aux frontières administratives), forums d’échanges entre élus et concitoyens… les idées ne manquent pas, et une nouvelle fonctionnalité mise en place pour un site pourra derrière intégrer aux autres du réseau.

Aujourd’hui, la commune de Saint-Jean-d’Ataux s’est appropriée le modèle présentée avec Douzillac, et toute commune désireuse d’en faire autant peut en faire la demande auprès de moi. Le coût d’installation ne dépassera pas la centaine d’euros, la rédaction de contenus et la formation des acteurs est fonction du volume.

 

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